Après le parquet spécial près la Cour de répression des infractions économiques et financières(CRIEF), c’est au tour de la partie civile représentée par l’Agent Judiciaire de l’Etat d’exprimer sa satisfaction face à la condamnation de l’ex-président de la Cour Constitutionnelle Mohamed Lamine Bangoura. Maître Pépé Antoine Lamah estime qu’en rétablissant l’Etat guinéen dans ses droits à travers cette décision, n’est que justice qui a été rendue.<<C’est avec grande satisfaction que l’État guinéen, représenté par l’Agent judiciaire que nous avons représenté dans cette procédure, accueille cette décision. Cette décision vient conforter la République de Guinée dans sa démarche noble, dynamique de moralisation de la vie publique, dans sa démarche de recouvrement des avoirs de l’État qui ont été détournés, dilapidés. Par cette décision, il a été acté qu’on ne doit pas jouer avec les ressources publiques, on doit jouer de la transparence quand on a la responsabilité de gérer les ressources publiques. L’État guinéen a bénéficié de la confiscation des biens des prévenus. Nous allons dans les jours à venir entreprendre les démarches pour que cette décision soit effective dans son exécution. Ce n’est que le début du commencement, les poursuites vont continuer et nous espérons aller au bout de notre effort. L’État guinéen est satisfait de cette décision qui vient réparer un préjudice immense qui a été causé par la dilapidation des ressources publiques au sein de la défunte Cour constitutionnelle>> averti l’avocat.
Pour l’heure, la défense n’a pas réagi à la condamnation de son client à sept(7) ans d’emprisonnement et au paiement d’une amende de deux(2) milliards de francs guinéens pour “enrichissement illicite, corruption, détournement de deniers publics et blanchiment des capitaux”. Mais d’ores et déjà,l’avocat de l’Etat se dit déterminé à continuer la bataille judiciaire finale.<<C’est le droit le plus absolu pour toutes les parties d’exercer les recours si elles ne sont pas satisfaites. En tout cas, nous, État guinéen, sommes satisfaits de cette décision, et si le prévenu relève appel, nous serons là devant lui en appel pour démontrer le bien-fondé à nouveau de cette décision qui, pour nous, a été rendue conformément à la loi>> prévient Maître Pépé Antoine Lamah.
Toutes les attentions sont désormais focalisées vers la défense qui va décider de faire appel ou non du jugement rendu ce mercredi 21 octobre 2026, par la Chambre de jugement de Cour de répression des infractions économiques et financières(CRIEF).
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