Le procès en appel d’Almamy Condé s’est ouvert ce mardi 20 octobre 2026, devant la Chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières.
En instance, cet inspecteur des services de finances et comptables a été déclaré coupable des faits de “corruption d’agents publics, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux” par la Chambre de jugement de la Cour dd répression des infractions économiques et financières (CRIEF).
Dans l’arrêt rendu le 16 juillet 2026, cette juridiction l’a condamné à 3 ans de prison avec sursis, au paiement d’une amende de 2 milliards de francs guinéens et plusieurs de ses biens saisis confisqués au profit fe l’Etat. Dans la même décision, le juge l’avait condamné à verser à l’Etat guinéen, la somme de dix(10) milliards de francs guinéens pour tout préjudices confondus.
C’est contre cette décision, que les parties ont relevé appel.
Devant les juges ce mardi, toutes les parties ont developpé leurs motifs d’appel de cette décision.
D’abord,l’avocat du condamné. Maître Sérébamory Kanté dit relever des contradictions dans la décision de condamnation de son client. Selon l’avocat,il est impossible de relaxer Almamy condé du délit de “détournement de deniers publics” et le condamner pour “enrichissement illicite, balchiment fe capitaux et corruption d’agents publics.<<S’il n’a pas détourné de deniers publics comment a-t-il fait pour blanchir des capitaux? D’où viennent ces capitaux?>> s’est interrogé l’avocat.
Abordant la seconde infraction relative à la corruption d’agents publics, l’avocat a mis au défi le camp adverse de donner le ou les noms d’agents qui ont été corrompus par son client.
A la suite de cet avocat, le parquet spécial par la voix de Pierre Segbé Kamano, a aussi présenté ses motifs d’appel. Bien qu’il soit un appel incident, le magistrat ne s’est pas offusqué d’exprimer son opposition à la relaxe de Almamy Condé pour le fait de “détournement de deniers public”. Repondant à la défense, il a rappelé qu’une condamnation est est bien possible à l’égard du prévenu pour les autres infractions indépendamment de celle-ci. Pour étayer son accusation relative au détournement de deniers piblics, il a fait une comparaison entre le revenu (salaire) d’Almamy Condé et ses avoirs. Ce qui l’a amené à conclure que comme les trois autres infractions, celle-ci devrait bel et bien être retenu contre lui.
Pour conclure cette phase, la partie civile a abondé dans le même sens que le parquet dans l’exposé de de ses motifs d’appel. Sans vouloir trop retenir la Cour sur ce sujet, Maître Mamadou Sanoussy Barry, a fait mien de toutes les déclarations du parquet avant de soumettre à la Cour, l’examen de ces faits poursuivis.
Après avoir entendu toutes les parties, parole a été donnée au prévenu pour s’expliquer. Dans cet exercice, Almamy Condé a d’abord nié les faits de “denrichissement illicite, balchiment de capitaux et corruption d’agents publics” mis à sa charge. Ce prévenu a ensuite longtemp expliqué comment il a acquis ses biens. Selon lui, c’est en 2002 qu’il a intégré la fonction publique en qualité d’inspecteur des services de finances et comptables. Il a également précisé qu’il n’a jamais bénéficié d’un décret ou d’un arrêté le nommant à la tête d’un service.
Par ailleurs il a soutenu qu’en 2021, soit une année avant son intégration à la fonction publique, il avait déjà pensé à préparer sa retraite en s’investissant dans l’agriculture. Et que plus son éconpmie se fructifie, plus il investi dans d’autres secteurs. C’est notamment dans les hydrocarbures, dàs les mines(carrière de granite) a-t-il expliqué.
Longuement interrogé sur ce sujet par Cour présidée par Francis Kova Zoumanigui, le ministère public et les avocats des deux camps,le prévenu n’a pas varié. Il a tenté au mieux qu’il peut de justifier le mode d’acquisition de ses biens.
A la demande du parquet spécial, la Cour a au terme de l’audience, ordonné la production de plusieurs documents, notamment:
1-L’acte d’engagement établi à la police en 2012 concernant la villas située à Gomboya;
2-Les reçus d’acquisition de la rizière qu’il dispose;
3-Les titres de propriété de l’ensemble des biens mobiliers et immobiliers présentés.
L’affaire a été envoyée au 17 novembre 2026 pour la suite des débats.
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