Depuis l’entrée en vigueur de la mesure interdisant l’importation, la production et la commercialisation des objets plastiques à usage unique, le prix de l’eau embouteillée connaît une hausse sur le marché guinéen.
Face à cette situation, le ministère de l’Industrie, du Commerce et des PME dit ne pas avoir trouvé de raisons valables justifiant cette augmentation et appelle les acteurs de la chaîne à maintenir les prix habituels.
Dans un communiqué lu à la Télévision nationale ce samedi 3 octobre 2026, le département dirigé par Aboubacar Kourouma a invité les producteurs, importateurs, distributeurs et commerçants à maintenir les tarifs appliqués avant l’entrée en vigueur de l’interdiction. « Les producteurs, importateurs, distributeurs et commerçants sont ainsi invités à maintenir les tarifs appliqués avant l’entrée en vigueur de l’interdiction », a indiqué le ministère.
Conscient des besoins exprimés par les acteurs de la chaîne de distribution et les consommateurs, le ministère annonce également des mesures destinées à diversifier l’offre sur le marché. « Le ministère annonce également des mesures destinées à accompagner la diversification de l’offre, notamment à travers l’introduction de nouveaux formats de bouteilles adaptés aux besoins des consommateurs. Il prévoit, en outre, de promouvoir la commercialisation de l’eau conditionnée dans des sachets biodégradables », assure le département.
Malgré ces dispositions annoncées, le ministère rappelle que l’interdiction de l’importation, de la production et de la commercialisation des objets plastiques à usage unique reste en vigueur.
Il prévient également que toute spéculation sur les prix de l’eau embouteillée ne sera pas tolérée. « Parallèlement, les services compétents sont appelés à renforcer les contrôles sur le marché afin de lutter contre les hausses injustifiées de prix et les pratiques commerciales abusives. Le département invite les consommateurs à signaler toute augmentation jugée injustifiée au numéro vert 142. Les signalements doivent, dans la mesure du possible, préciser le lieu de vente, le produit concerné et le prix pratiqué », conclut le communiqué.
Cette mise en garde intervient alors que, dans certains points de vente de la capitale, la petite bouteille d’eau minérale se vend actuellement à 3 000 francs guinéens, tandis que la grande bouteille est proposée entre 5 000 et 6 000 francs guinéens.
Mondialinfo










