Les débats dans l’affaire opposant la Société Ecobank Guinée S.A à Maîtres Sory Daouda Camara et Mandjou Sangaré sont ouvert ce mercredi 7 octobre 2026 devant la Chambre de jugement de la Cour de repression des infractions économiques et financières. Ces deux huissiers sont poursuivis devant cette juridiction pour “escroquerie au jugement, faux et usage de faux en écritures publiques et authentiques, usurpation de titre et de fonction et complicité”. Des accusations rejetés en bloc par les prévenus.
L’affaire remonte au 10 avril 2018, lorsque Maître Halimé Saad Chaloub avocate à la Cour s’est présentée à son cabinet avec une décision de justice rendue en sa faveur pour entreprendre une procedure de saisie-attribution de créance entre les mains de plusieurs établissements bancaires de la place, dont Ecobank SA a expliqué Maître Sory Daouda Camara. C’est dans ce cadre que l’acte a été posé par cet huissier. Contrairement aux autres banques, Ecobank aurait refusé de prendre l’exploit de signification. Le délai légal de huit (8) jours accordé à la banque pour donner une réponse étant arrivé à expiration a expliqué le prévenu, un commandement de payer tendant à la saisivente portant sur: 4.602.988 USD et 3.099.947.836 GNF (NLR). Et c’est à cause de cet acte les huissiers sont aujourd’hui pursuivis.
Animé d’un sentiment d’injustice, le prévenu Maîtres Sory Daouda Camara n’a pas hésité de dire qu’Ecobank est entrain de couvrir un débitaire. <<Parce que si Ecobank répondait que les comptes de la socété ont été fermés, on aurait pas posé l’acte. Mais je m’en remets à mon destin mais dans ce dossier je veux qu’il y ait toute la vérité>> a-t-il déclaré.
Abordant la question liée à la qualité de son co-prévenu Mandjou Sangaré, clerc d’huissier au moment des faits, Maître Sory Daouda Camara a reconnu sans ambage qu’à l’époque, ce dernier n’était pas assermenté. Cependant, il se dit formelle que le procès-verbal dressé relatant le refus de déclaration de la banque est authentifié, signé et revêtu du sceau de Maître Sory Daouda Camara en personne.
Par ailleurs, le président honoraire de la Chambre nationale des huissiers de justice de Guinée a indiqué que c’est à l’Office de Repression des Délits Economiques et Financiers soit devant les officiers de police judiciaire qu’il a a appris qu’une procédure parallèle avait été initiée contre son procès-verbal pour “faux” .<<Et si je l’avais su, je n’aurait pas posé des actes>> a-t-il déclaré.
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